12 années de restauration

Depuis 2003, l’État – ministère de la Culture et de la communication a lancé une vaste campagne de restauration afin de préserver et mettre en valeur les bâtiments historiques de l’abbaye et de l’ancienne prison.

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Acteur principal de la restauration

État – ministère de la Culture et de la communication

Abbaye de Clairvaux
2015 : nouveau parcours de visite

Les premiers travaux de restauration

Plus de deux siècles après le départ des moines, le 9e centenaire de la fondation de l’abbaye de Clairvaux constitue une étape marquante dans l’histoire de ce site protégé au titre des monuments historiques depuis 1981.

 

Suite à la Révolution, le rachat de l’abbaye d’abord par l’industriel Pierre Cauzon, puis par l’État pour en faire une prison, a certainement permis de sauver la plupart des bâtiments de la destruction. Toutefois, l’usage industriel puis carcéral du site a laissé des traces nécessitant d’importants efforts pour préserver et restaurer les lieux...

Les premiers travaux de restauration ont été menés entre 1966 et 1997 par les deux architectes en chef des monuments historiques successifs de l’abbaye (Jacques Laurent et Jean-François Musso). Ils sont aidés par les membres de l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux, créée à la fin des années 1970.

Travaux de restauration du dortoir des converts. (c) Pascal StrittTravaux de restauration du dortoir des converts. (c) Pascal Stritt

 

Enjeux de la restauration du patrimoine et de la valorisation du site

En 2002, le transfert des bâtiments inutilisés par l’administration pénitentiaire (plus de la moitié de la partie historique de l’ancienne abbaye) du ministère de la Justice vers celui de la Culture et de la communication a permis à la Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne (DRAC), service déconcentré du ministère de la Culture et de la communication, sous l’autorité du Préfet de région, de lancer une importante campagne de restauration du patrimoine et de valorisation du site. Avec l’aide financière de l’Union européenne et des collectivités territoriales (Région Champagne-Ardenne, Département de l’Aube, Communauté de communes de Bar-sur-Aube et Commune de Ville-sous-la-Ferté), les objectifs sont les suivants :

 

  • entretien et restauration des bâtiments ;
  • soutien financier à l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux pour animer et valoriser le site.

Travaux de restauration du réfectoire des moines – chapelle des prisonniers. © DRACTravaux de restauration du réfectoire des moines – chapelle des prisonniers. © DRAC

 

Ces investissements ont permis à l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux de multiplier le nombre des visites guidées et des manifestations à Clairvaux. Cette nouvelle vocation culturelle et scientifique, renforcée à l’occasion du 900e anniversaire de la fondation de l’abbaye, contribue au rayonnement national et européen du site. À l’image d’une abbaye telle que Cluny, Clairvaux doit devenir un levier du développement touristique et économique du département de l’Aube et du sud de la Champagne.

Les choix de restauration du monument

Les travaux de restauration réalisés à l’abbaye de Clairvaux ont pour but de :

  • répondre à l’urgence sanitaire constatée sur les bâtiments les plus altérés ;
  • traduire dans l’espace et dans la pierre un projet culturel et scientifique ambitieux, fondé sur la notion de double enfermement, monastique puis carcéral.


Les choix de restauration et de mise en valeur prennent en compte la spécificité des lieux et les usages successifs qui en ont été fait. Ils s’attachent à conserver un équilibre entre la conservation des traces de la période monastique et celles de l’usage carcéral.

Historique de restauration et de mise en valeur

1792 : vente de l’abbaye de Clairvaux à l’industriel Pierre Cauzon, qui développe dans les lieux une activité industrielle (papeterie et verrerie)

1808 : rachat de l’abbaye de Clairvaux par l’État français et transformation d’une partie des bâtiments en prison

1966 : début de travaux de restauration du bâtiment des convers sous la direction de Jacques Laurent, architecte en chef des monuments historiques (1966-1978)

1971 : transfert des prisonniers du grand cloître vers la nouvelle maison centrale, qui signe la fin de l’entretien des bâtiments historiques de l’abbaye et le début d’importantes dégradations

1979 : création de l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux

1981 : protection au titre des monuments historiques

1984 : début des travaux de restauration du grand cloître sous la direction de Jean-François Musso, architecte en chef des bâtiments historiques (1978- 1997)

1er juillet 1985 : première visite publique de l’abbaye de Clairvaux

2002 : transfert des bâtiments historiques inutilisés par l’administration pénitentiaire du ministère de la Justice vers le ministère de la Culture et de la communication

depuis 2003 : début du programme de travaux mené par la Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne et ses partenaires territoriaux et associatifs

2003-2013 : restauration du bâtiment des convers

2007 : restauration de l’Hostellerie des Dames

2013-2015 : restauration du réfectoire des moines – chapelle des prisonniers

2014-2015 : aménagement des espaces extérieurs de l’abbaye

2015 : création d’une salle d’exposition au rez-de-chaussée de la prison des enfants

Juin-décembre 2015 : 9e centenaire de la fondation de l’abbaye de Clairvaux par Bernard

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