Bernard de Clairvaux

Fondateur de l’abbaye de Clairvaux, Bernard exerce une influence considérable sur les affaires religieuses et politiques de la première moitié du XIIe siècle.

Personnage incontournable de l’Occident chrétien, il est à l’origine de l’exceptionnel rayonnement de Clairvaux et de l’ordre cistercien en France et en Europe.

Une personnalité charismatique

Né en 1090 dans une famille de l’aristocratie bourguignonne, Bernard reçoit une éducation monastique chez les chanoines de Saint-Vorles, à Châtillon-sur-Seine. En 1113, il rejoint l’abbaye de Cîteaux en compagnie de son oncle et de quatre de ses frères. C’est avec ces derniers ainsi que deux cousins qu’il fonde en 1115, à seulement 25 ans, l’abbaye de Clairvaux. Il est rejoint quelques années plus tard par son père Tescelin et son dernier frère Nivard.

De santé fragile, Bernard compense sa faiblesse physique par des qualités oratoires et littéraires, qui lui confèrent un charisme reconnu et un grand pouvoir de persuasion. Sous sa direction, la communauté de Clairvaux se développe et attire bientôt plus de moines qu’elle ne peut en accueillir. La première colonie « fille » de Clairvaux est créée à Trois-Fontaines (Marne) dès 1118, suivie de cinq autres en l’espace de 10 ans.

« Arbitre de l’Occident »

Érudit, Bernard est l’auteur de nombreux traités sur la religion et les affaires de son temps. Prônant une doctrine du dépouillement artistique, il défend une application stricte de la Règle de saint Benoît. Il s’oppose en cela au modèle clunisien, à qui il reproche notamment d’avoir abandonné le travail manuel et le silence.

Vers 1128-1129, Bernard rédige l’Éloge de la nouvelle chevalerie, texte fondateur de l’ordre du Temple. Il participe à la création de l’ordre lors du concile de Troyes en 1129. Son intelligence et son engagement en font un personnage consulté par les puissants et considéré comme « arbitre de l’Occident ».

La renommée de Bernard grandit à mesure que Clairvaux devient une place forte de l’ordre cistercien. En 1130, il défend le choix d’Innocent II qui, une fois élu pape, prendra l’abbaye de Clairvaux sous sa protection. En 1140, il fait condamner les thèses de Pierre Abélard. En 1145, un ancien moine de Clairvaux, Eugene III, devient pape. En 1146, Bernard prêche la deuxième croisade à Vézelay.

À sa mort en 1153, Bernard de Clairvaux laisse une abbaye forte de 169 filles en France et en Europe, dont le rayonnement spirituel et économique se poursuivra. Canonisé en 1174 et déclaré docteur de l’Église en 1830, Bernard demeure un personnage marquant de l’Église et de l’histoire du Moyen Âge.

Saint Bernard, fondateur de Clairvaux. Représentation classique du fondateur avec la maquette de l'église dans sa main. (c) Région Champagne-Ardenne / J. PhilippotSaint Bernard, fondateur de Clairvaux. Représentation classique du fondateur avec la maquette de l'église dans sa main. (c) Région Champagne-Ardenne / J. Philippot

 

 

 

Ils nous suivent sur Facebook

Aube Champagne
Aube Champagne

Derniers Tweets #clairvaux2015